2 commentaires lundi 30 mars 2009

Ma chère,


La vie est douce, bien davantage si elle se réveille à tes côtés, mais je suis patient hein, et je me gaverai de mes souvenirs de parfum sucré entremêlé des odeurs de sexe salé.

Je n'ai pas toujours été si sirupeux, t'inquiète, mais l'absence enrhume.

Allez, je t'embrasse.

0 commentaires dimanche 29 mars 2009

Ma chère,


Que sot je fais, moi qui te reprochais ton absence la dernière fois! Me pardonneras-tu ce silence coupable? La vie a parfois le don de nous faire oublier ce qui nous est le plus précieux! Bon, tu me diras peut-être que mes excuses sont à chier, mais elles le sont, crois-moi. Je comprendrai si t'es fâchée, mais tu me connais hein, j'ai l'esprit épris et le corps épars, il faut pas trop m'en vouloir! Croirais-tu que je porte la barbe? C'est dire comment l'hiver a été difficile. Voilà, les mots me manquent, mais j'ai toujours la main baladeuse, du moins je l'espère.

Allez, je t'embrasse.

0 commentaires mardi 6 janvier 2009

Ma chère,

Que ton absence me coûte! N’aurais-je plus jamais le plaisir d’entendre ta voix? Ses orchestrations n’auront-elles plus jamais le loisir de contenter mes passions? Il n’y a plus que ces lettres, clichés de pensées clichées, qui m’unissent à ta mémoire.

Mais faut pas t’en faire, hein, je suis pas devenu dingo, je ne m’exerce à la plus sirupeuse mièvrerie que pour conjurer les élans de concupiscence que m’inspire le souvenir de tes seins contre mon frein. C’est un peu comme penser à sa mère pour éviter les déceptions qui suivent l’empressement des organes, mais avec classe moi je dis.

Je disais quoi déjà? Quand je t’écris, je me perds un peu.

Allez, je t’embrasse.

2 commentaires lundi 5 janvier 2009

Ma chère,

Parlons de la phrase longue, tu veux bien? De la phrase alanguie, allongée, contemplative, gémissante, de celle qui en redemande, de la phrase avilie, haletante, aguichante, gustative mais dégustatrice, salivante, tortueuse, sinueuse, diaboliquement perverse dans sa lenteur et ses contretemps, de celle qui mûrit sous les yeux insistants, qui fuit à la va-comme-je-te-pousse devant les assauts des affamés.

Parlons du temps. Maintenant.

Allez, je t'embrasse.

1 commentaires dimanche 4 janvier 2009

Ma chère,

Il y a de ces objets qui symbolisent, plus que tout autre, les prémisses des amours hypothèses. J’suis un grand romantique, tu le sais, et tu ne t’étonneras pas d’entendre que les poignards sont la suite logique et nécessaire des armes à deux tranchants, et j’ai nommé le couteau à pamplemousse.

Bon, je vois déjà ta déception consécutive de l’anticipation. Mais attends un peu, je vais t’expliquer, en plus t’es molle et moche quand tu fais la mine antipersonnelle.

Alors voilà, le couteau à pamplemousse, c’est l’objet des premiers matins gourmands, du fruit consommé la bite altière et le sourire carnassier, l’objet des matins éveils chantants.

Enfin bref, j’ai retrouvé mon couteau après un ménage en règle.

C’est dire que le vent tourne. T’es libre cette semaine?

Allez, je t’embrasse.

0 commentaires jeudi 1 janvier 2009



Ma chère,

En cette première journée du calendrier de Grégoire, permets-moi de t’adresser mes bons vœux, coutume du costume, afin que se réalisent tes rêves les moins fous, parce que les plus fous hein, c’est plus embêtant d’en trouver d’autres. J’ai l’air rabat-joie comme ça, mais je le suis. Tu sais pourtant tout ce que tu peux représenter pour moi.

L’heure est normalement aux bilans. Mais t’es pas comme ça toi, n’est-ce pas? Les inventaires des accomplissements, très peu pour toi, ça n’a jamais rien d’accompli, je le sais, je le présume, j’en ai aucune idée. Reste que ça m’arrangerait. Parce que disons-le franchement, te dresser mon bilan 2008, ce serait geignement.

Le moment est aussi aux résolutions. Début d’un nouveau cycle, semble-t-il. Arbitraire, mais cycle tout de même, à une époque où l’on croit aussi au progrès, à la linéarité des choses. On n’est pas à une inconséquence près, hein, et tu sais à quel point l’inconséquence m’énerve, je n’en démords pas, sauf quand on me prend la fesse et me disant tais-toi. Je me sens d’attaque, même si les résolutions, tu le sais bien, n’ont de résolu que le moment où l’on s’y résout.

T’es ma préférée. Passe me voir.

Allez, je t’embrasse.

5 commentaires jeudi 4 décembre 2008

Ma chère,

Ce soir on m'a dit : « Toi, t'es un intellectuel. »

Va savoir pourquoi, dans le contexte, c'était loin d'être une injure, mais tout de même le pire coup de poignard qu'on m'ait porté depuis longtemps.

Allez, je t'embrasse rationnellement.