3 commentaires lundi 12 mai 2008

Ma chère,

Voilà, je veux pas te faire de peine, mais je crois avoir trouvé ze nana, la nana d’entre les nanas. Bon hein, je lui ai pas encore parlé et elle ne soupçonne probablement pas mon existence, mais c’est secondaire tout ça, c’est déjà dans la poche, je dis.

Tu savais peut-être pas, mais j’ai découvert dernièrement cette émission de radio Web (familièrement nommé baladodiffusion par l’OLF et podcast par la masse, Dieu ait mon âme d’avoir utilisé ce mot, je recommencerai plus promis, y’a tout de même des limites à créer des mots à partir de rien du tout) nommée The Skeptics’ Guide to the Universe. C’est vachement intéressant, souvent drôle et irrévérencieux et ça met de bonne humeur quand je dois passer mon chat à l’aspirateur. Ce que ça peut faire du bien de voir des gens traiter intelligemment de gros cons les ignorants et les tenants et aboutissants nulle part du Nouvel Âge!

Eh bien dans l’équipe, y’a une nana qui, ma foi je le répète, est ze nana roulée d’entre les roulées. Bon évidemment, j’oserais pas te dire que des poses comme ça me donnent des envies de rigueur scientifique et de précision chirurgicale, j’suis gentleman quand même. Mais épanoui. T’imagines la joie d’une nana qui te fait pas chier avec l’astrologie ou le Secret et qui voit dans le tantra non pas une quête spirituelle, mais une façon d’allonger la partie de fesses? Moi je dis que je veux lui causer évolution et mécanique des fluides. J’suis même prêt à lire des bouquins pour ça.

Allez, je t’embrasse (et m’empresse d’écrire à Rebecca).

3 commentaires lundi 5 mai 2008



Ma chère,

Tu sais que j’ai l’esprit agité et l’écrit habité, c’est pas pour rien que je me pose une foule de question essentielles. Ça tombe bien, la langue est le lieu de toutes les explorations.

Alors voilà, j’étais là à glander entre deux gorgées d’un café infect mais gratuit, à débiter les insanités habituelles à des personnes prétendument bien élevées. Ce qu’il y a de bien avec les gens d’esprit, c’est qu’ils sont particulièrement grossiers, et voilà pourquoi il ne faut jamais mêler le grossier du vulgaire. Et bon, en racontant mes dernières aventures, j’en suis arrivé à penser qu’il y avait quelque chose de foncièrement déréglé dans la langue pour dire qu’on pouvait avoir une semaine de cul sans cul. Mais dans la même veine, les semaines avec cul sont aussi semaines de cul. Une semaine de cul sans cul n’est qu’une semaine tout court, après tout.

Là je te jure, j’étais bien embêté. J’suis un mec conséquent tu sais, il faut que la parole corresponde à l’action, et maintenant je pourrai plus dire que j’ai eu une semaine de cul sans avoir le sentiment de confondre mon interlocuteur, d’être un imposteur quoi. J’étais dans un cul-de-sac, cul par dessus tête, le cul entre deux chaises devant la confusion, mais passablement confiant d’avoir un lectorat plus important bientôt.

Alors voilà hein, mon problème de langagier, c’est que j’ai le cul polysémique. Le cul est dans le cul, pas pour rien qu’il domine le monde.

Je vois mal comment je pourrais m’en tirer qu’en précisant le cul, que j’ai eu une semaine de cul parce que sans cul, par exemple, et un semaine de cul mais pas parce que sans cul et ainsi de suite. J’imagine que j’aurai à varier mon vocabulaire et à ne plus jamais écrire des trucs pareils.

Allez, je t’embrasse (et me terre).