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mardi 6 janvier 2009
Ma chère,
Que ton absence me coûte! N’aurais-je plus jamais le plaisir d’entendre ta voix? Ses orchestrations n’auront-elles plus jamais le loisir de contenter mes passions? Il n’y a plus que ces lettres, clichés de pensées clichées, qui m’unissent à ta mémoire.
Mais faut pas t’en faire, hein, je suis pas devenu dingo, je ne m’exerce à la plus sirupeuse mièvrerie que pour conjurer les élans de concupiscence que m’inspire le souvenir de tes seins contre mon frein. C’est un peu comme penser à sa mère pour éviter les déceptions qui suivent l’empressement des organes, mais avec classe moi je dis.
Je disais quoi déjà? Quand je t’écris, je me perds un peu.
Allez, je t’embrasse.
