lundi 4 août 2008

Ma chère,


La flotte ne nous aura épargnés que le temps d'une soirée, le temps d'un feu de camp où j'ai pu recevoir suffisamment de fumée pour sentir le pompier le matin. Un pompier sans uniforme qui pue de la gueule, ça tombe à plat je dois dire.

À tout le moins (le moins, surtout), je ne t'écris pas depuis la voiture ce matin, mais bien sous une bâche que j'ai réussi à installer assez près de la table pour l'avoir en pleine gueule. C'est très exotique, ça fait abri de fortune avec l'infortune d'avoir l'air con, tu t'y plairais j'en suis sûr, mais pour mes aptitudes à la nature sauvage, on repassera (demain ou jamais je l'espère).

Je te reviens plus tard, j'ai réussi à me faire un café sauvage au propane.

(16 h 50)

Tu n'y croirais pas, je dois mener une bonne vie, un voisin m'a prêté un abri de grande fortune. C'est bien hein, parce que j'ai l'air moins con.

Mais bon, fait chier, il n'y a pas eu de flotte depuis. D'aucuns diront qu'il s'agit d'un parfait exemple de la loi de Murphy (où est la pluie quand on est à l'abri hein?). Reste que je le connais pas ce type, et je refuse d'être assujetti (joli, le mot) à un mec que je connais pas et qu'on cite à tous vents sans qu'il l'ait jamais demandé.

Je te réécris bientôt, je relis Madame Bovary pour me rappeler pourquoi on s'ennuie à la campagne.

Allez, je t'embrasse.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire