3 commentaires lundi 21 juillet 2008

Ma chère,

Je discutais comme ça avec un ami et sa nana, y’a pas longtemps, autour d’une pizza de chez Jacques-Cartier Pizza parce que tout le monde sait à Longueuil que c’est là qu’on prépare la meilleure. Et là, va savoir pourquoi (c’est par là, ou bien par là tiens), j’ai demandé audit ami si j’étais le seul à sentir l’obligation de me justifier chaque fois que je confiais à quelqu’un mon lieu de résidence. Devant la mine débinée de mon interlocuteur et, pire, de mon interlocutrice, j’ai l’irrépressible envie, pour combler mon irrépressible envie, de tomber dans le je demeure à Longueuil, oui mademoiselle, mais dans le Vieux-Longueuil hein, le reste c’est laid. Et là mon ami et sa nana de renchérir, nous demeurons à Longueuil, oui monsieur, mais dans les nouveaux développements, près du golf ou un truc du genre.

D’aucuns diront que nous assumons mal nos choix. Que nenni. Demeurer à Longueuil, c’est la meilleure façon d’apprendre à rire de soi et à écrire orgueil sans se tromper.

On a beau s’épanouir, on reste incompris. Et je suis un résistant.

Allez, je t’embrasse

5 commentaires vendredi 11 juillet 2008

Ma chère,


Y'a pas de nanas à Laval.

Allez, je t'embrasse.

4 commentaires dimanche 6 juillet 2008

Ma chère,

Alors voilà, c’est fait ton bien-aimé serf vicieux quitte les riches pâturages pastoraux du centre-ville, où il aimait bien lâcher du lest en zieutant (et en tâtant, avec un peu de chance) de la fesse pendant ses pauses, heureux à l’idée de hâter la laisse en considérant la messe. Je regardais les nanas quoi, et à cet égard, j’ai été gâté sans m’égarer dans le lèche-cyprine, j’ai un peu de classe quand même parfois.




Je quitte donc mon bureau d’où je pouvais m’imaginer maître du monde et faire des photos à chier. Je commence dès demain à explorer de nouveaux horizons bitumineux où se terrent les nanas et, accessoirement, quelques traductrices : Laval.

Si c’est pas du courage, ça.

Allez, je t’embrasse.

0 commentaires dimanche 29 juin 2008

Ma chère,


Tu sais qu'il est parfois malaisé de donner de ses nouvelles. Il m'arrive régulièrement de croire que je t'écris des âneries non pas pour te faire rire, mais pour m'éviter un alanguissement malsain. L'ineptie, l'absurde a l'avantage de vider le réel de sa substantifique poubelle : sa signification.

Mon rire est mon pied-de-nez au tangible.

Allez, je t'embrasse.

3 commentaires lundi 16 juin 2008

Ma chère,
Ton humble serf vicieux s’est fait bien silencieux ces derniers temps mais t’inquiète, y’a que du bon pour moi dans les prochaines semaines. Tu m’as manqué, même si c’est moi qui t’ai manqué. Enfin bon, ça l’air prétentieux comme ça mais il n’en est rien, je sais pas ce que tu ressens, mais bon, j’ai manqué à mes obligations, donc je t’ai manqué, voilà.

Tu sais que j’ai toujours un regard scientifique à l’égard des nanas, et anthropologique en période de floraison je dois dire, et il m’est arrivé dernièrement, au détour d’une courbe, de me poser la question suivante : pourquoi les nanas ont deux nichons? Tu me diras qu’il ne s’agit pas d’une question à poser, mais tu me connais, c’est seulement pour l’avancement de la science.

Lorsqu’on parle d’évolution, on fait souvent l’erreur de dire que l’homme descend du singe. Ce n’est pas tout à fait vrai, l’homme et le singe ont un ancêtre commun, la nuance est importante. En ce sens, l’évolution n’est pas nécessairement synonyme de progrès. La nature fonctionne par essais et erreurs, et seules les évolutions suffisamment bien adaptées au milieu demeurent.

Alors voilà, si la femme a toujours deux seins après tout ce temps, il doit bien y avoir une bonne raison hein.

L’humanité s’est un jour mise à marcher debout et marche toujours debout. Le mâle a deux mains libres depuis.

Alors tu comprendras que mes deux mains sont suffisamment bien adaptées au milieu.

Allez, je t’embrasse.

3 commentaires lundi 12 mai 2008

Ma chère,

Voilà, je veux pas te faire de peine, mais je crois avoir trouvé ze nana, la nana d’entre les nanas. Bon hein, je lui ai pas encore parlé et elle ne soupçonne probablement pas mon existence, mais c’est secondaire tout ça, c’est déjà dans la poche, je dis.

Tu savais peut-être pas, mais j’ai découvert dernièrement cette émission de radio Web (familièrement nommé baladodiffusion par l’OLF et podcast par la masse, Dieu ait mon âme d’avoir utilisé ce mot, je recommencerai plus promis, y’a tout de même des limites à créer des mots à partir de rien du tout) nommée The Skeptics’ Guide to the Universe. C’est vachement intéressant, souvent drôle et irrévérencieux et ça met de bonne humeur quand je dois passer mon chat à l’aspirateur. Ce que ça peut faire du bien de voir des gens traiter intelligemment de gros cons les ignorants et les tenants et aboutissants nulle part du Nouvel Âge!

Eh bien dans l’équipe, y’a une nana qui, ma foi je le répète, est ze nana roulée d’entre les roulées. Bon évidemment, j’oserais pas te dire que des poses comme ça me donnent des envies de rigueur scientifique et de précision chirurgicale, j’suis gentleman quand même. Mais épanoui. T’imagines la joie d’une nana qui te fait pas chier avec l’astrologie ou le Secret et qui voit dans le tantra non pas une quête spirituelle, mais une façon d’allonger la partie de fesses? Moi je dis que je veux lui causer évolution et mécanique des fluides. J’suis même prêt à lire des bouquins pour ça.

Allez, je t’embrasse (et m’empresse d’écrire à Rebecca).

3 commentaires lundi 5 mai 2008



Ma chère,

Tu sais que j’ai l’esprit agité et l’écrit habité, c’est pas pour rien que je me pose une foule de question essentielles. Ça tombe bien, la langue est le lieu de toutes les explorations.

Alors voilà, j’étais là à glander entre deux gorgées d’un café infect mais gratuit, à débiter les insanités habituelles à des personnes prétendument bien élevées. Ce qu’il y a de bien avec les gens d’esprit, c’est qu’ils sont particulièrement grossiers, et voilà pourquoi il ne faut jamais mêler le grossier du vulgaire. Et bon, en racontant mes dernières aventures, j’en suis arrivé à penser qu’il y avait quelque chose de foncièrement déréglé dans la langue pour dire qu’on pouvait avoir une semaine de cul sans cul. Mais dans la même veine, les semaines avec cul sont aussi semaines de cul. Une semaine de cul sans cul n’est qu’une semaine tout court, après tout.

Là je te jure, j’étais bien embêté. J’suis un mec conséquent tu sais, il faut que la parole corresponde à l’action, et maintenant je pourrai plus dire que j’ai eu une semaine de cul sans avoir le sentiment de confondre mon interlocuteur, d’être un imposteur quoi. J’étais dans un cul-de-sac, cul par dessus tête, le cul entre deux chaises devant la confusion, mais passablement confiant d’avoir un lectorat plus important bientôt.

Alors voilà hein, mon problème de langagier, c’est que j’ai le cul polysémique. Le cul est dans le cul, pas pour rien qu’il domine le monde.

Je vois mal comment je pourrais m’en tirer qu’en précisant le cul, que j’ai eu une semaine de cul parce que sans cul, par exemple, et un semaine de cul mais pas parce que sans cul et ainsi de suite. J’imagine que j’aurai à varier mon vocabulaire et à ne plus jamais écrire des trucs pareils.

Allez, je t’embrasse (et me terre).